Samedi, le vrai, pas celui des vacances qui ne diffère pas des autres jours de la semaine, non. Celui que tu attends avec impatience après une semaine de cours chiants à mourir. Enfin, bref, le samedi qui fait du bien. Celui où tu n’as qu’une envie, chiller sur ton canapé. Et bien ce samedi-là, je ne l’aime pas.
Un des problèmes fondamentaux de ma petite vie, c’est que si je ne suis pas productive, je me sens comme une merde et je me fais stresser toute seule. Je me sens bien uniquement quand j’ai quelques chantiers en cours. Ça me met une petite pression et du coup, je fais des choses et je me sens bien, fière parce que j’ai fait des choses. Pour moi, passer une journée à rien faire, c’est perdre une journée. Enfin, ça, c’est ce que mon inconscient croit. Moi, en tant que cerveau réfléchi, je pense que des fois, c’est bien de relâcher la pression et de juste prendre du temps pour soi. Mais étant donné que c’est mon inconscient qui mène la danse, je fais plein de choses. Par exemple, j’écris des articles, je fais de la vidéo, j’envoie des cartes postales (d’ailleurs, si vous voulez en recevoir une, n’hésitez pas à me donner votre adresse. Évidemment, pas en commentaire, mais dans la section contact et peut-être qu’avec un peu de chance, je vous accorderai un peu de mon temps productif), des mails à propos de pleins de trucs inutiles, je trie et range des photos, je fais des albums photos, enfin bref, vous voyez le genre.
Il se trouve que j’ai un second problème tout aussi chiant que le premier : je suis incapable de bien travailler chez moi. (Surtout si le chez moi consiste en une chambre avec un bureau trop bas, quatre murs vert pomme et un lit. La position couchée pour bosser, c’est pas trop ça.) Mais quand je vous dis incapable, c’est que vraiment, c’est hors de ma portée. Je ne peux pas. Je finis inlassablement sur Instagram, à regarder des choses qui ne m’intéressent pas (ou moyennement) ou perdue dans un bouquin. Mes amis pourront témoigner que quand je commence un livre, j’ai tendance à ne plus le lâcher. Même si je dois le finir au beau milieu de la nuit.
Bon revenons-en au début, en ce cher samedi, pour combler mon souci de productivité et mon souci de flemmardise quand je suis chez moi, il fallait absolument que je trouve un cyber café. Il est évident que quelqu’un de tout à fait normal aurait simplement ouvert un moteur de recherche et tapé “cyber café, Londres”. Et bien moi, je n’en ai absolument rien fait. Au lieu de ça, j’ai eu la bonne idée de prendre le Tube sans savoir où aller. J’ai observé scrupuleusement les arrêts de métro, et je suis descendue à Angel Station. Ben quoi ? C’est poétique comme nom de station. En sortant, j’ai tourné la tête à gauche, à droite, et j’ai décidé de partir à droite. Le trajet en métro m’ayant épuisée, il fallait absolument que je trouve un café rapido ! Aussitôt dit, aussitôt fait, j’ai trouvé un merveilleux endroit à deux rues de la station. L’endroit était très esthétique (du genre à se retrouver sur Pinterest), le wifi gratuit et de bonne qualité, le café exquis et la musique, de très bon goût. Un peu forte, mais on s’y habitue. Et tout en “travaillant”, je me suis relaxée. J’avais plus l’impression de chiller que si j’avais été devant une série. Autant dire que j’ai trop kiffé. En fin d’après-midi, je n’en pouvais plus du bruit ambiant et de la musique (ça use à la fin) et je suis rentrée chez moi. Ça a été un très bon samedi !
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